Bilan fin 2020 du maraichage et de l’agriculture

Dernières modifications : 11-Jan-2022

La première année de fonctionnement  de l’irrigation pour les 33 ha de maraichage est très concluante. Les redevances rentrent bien, le bilan est équilibré. En revanche, la récolte 2020 pour le mil et le niébé dans les champs-école est très mauvaise à cause de la  sécheresse, remboursement difficile des prêts.

1. Bilan d’un an de Maraichage par irrigation à l’aide forages profonds (Sécurité alimentaire 2016-19 AFD-Niger- ASF-Ch)

Les 4 sites existants (32 ha), TK1,TK2, TK3 (autour de la mare de Tapkin Saw) et  Togone qui ont été décrits complétement en mars 2020 (cliquer ici) ont fonctionné pour la première fois une année entière.

Le système mis en place pour le paiement des redevances pour l’eau, la maintenance des installations et le suivi agronomique s’est révélé équilibré financièrement et efficace malgré de graves incidents sur les pompes d’irrigation. Ces incidents sont dû aux carences de l’alimentation électrique par le réseau NIGELEC tels que baisses de tension, déphasage etc qui ont endommagé les composants électriques.

Pas de problème à TK2 avec alimentation électrique panneaux solaires même si l’installation était un peu sous-dimensionnée (8 kWcrête au lieu de 12 kWcrête). De plus le coût est 2 fois plus faibles que par NIGELEC.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les différentes cultures demeurent la pomme de terre, le Moringa, la Laitue, la Tomate, l’Oignon, le Poivron, l’Aubergine, le Chou, la Courge, l’Ail, la Pastèque, le Piment vert et rouge sec, le maïs…

Contraintes, solutions proposées et recommandations

La principale difficulté est liée au problème de changement des habitudes des maraîchers qui doivent se conformer aux obligations de gestion communautaire des installations communes. À l’image des projets eau et assainissement il est important que la mairie s’engage à assurer le suivi des ouvrages, l’encadrement des producteurs. La recommandation est donc de créer au niveau de la mairie un service Sécurité alimentaire chargé de suivre, former et gérer les groupements maraichers pour prendre le relais du RAIL.

2. Phase 2 (2021-2024) programme Sécurité alimentaire à l’échelle du département

Dépôt pré-projet en mai 202 à l’AFD. Dépôt projet complet fin 2020 accord de l’AFD pour le cofinancement sur  3 ans en mars 2021 avec participation du gouvernement nigérien.

 

Montage  sur 3 communes du  département de Dogondoutchi au cours de l’année 2020 d’un projet décrit en mars 2020 (cliquer ici)

Création de trois sites irrigués 12 mois/ 12 :  2 à Dogonkiria et 1 à Dankassari pour une surface de 25 à 75 ha avec alimentation électrique mixte, solaire et groupe électrogène

Solarisation complète des quatre sites existants à Dogondoutchi

Trois actions d’accompagnement, social, environnemental et agricole

Dogonkiria est situé 70 km de Doutchi (3 h de piste) et Dankassari à 4o km (1 heure de route).

 

 

3. Saison 2020 très problématique pour les cultures pluviales : Mil et Niébé

Rappel campagne agricole 2019 Seuls 92 producteurs qui avaient remboursé, ont bénéficié, (114 ha de mil et 56 ha niébé). Très bonnes récoltes. Prêts pour 2020 à 119 producteurs

Campagne agricole 2020 : pas de pluie après la montaison, rendement divisé par deux (376 kg/ha au lieu de 800 kg/ha pour le mil. Remboursement très difficile des prêts, car la faible production a été consacrée à l’alimentation et n’a pas permis de vente des sacs mis en caution des prêts. En conséquence les prêts pour la saison 2021 ont été limités aux 45 producteurs de qui ont remboursé leur prêt pour 2021 ( 27 à Argoum et 19 Togone).

Difficultés / contraintes et solutions proposées

Pour l’appui à l’agriculture pluviale, la principale difficulté demeure le recouvrement des prêts agricoles. Parmi les solutions à envisager, il y a les travaux de récupération de terre et l’insertion dans l’initiative maraichage 12 mois/12 dans les villages d’intervention.

Recommandations

Au vu les difficultés constatées, l’équipe RAIL recommande de

  • baisser les charges des producteurs en diminuant les charges de labour par la promotion de labour à la charrue.
  • encourager la production du compost afin de continuer à réduire la dose d’engrais
  • trouver une formule d’assurance agricole pour les OP
  • subventionner les OP pour aider les producteurs à faire face aux changements climatiques.