20 ans de cheminement entre Orsay et Dogondoutchi

Dernières modifications : 23-Fév-2017

20 ans de cheminement entre Orsay et Dogondoutchi 

Voici 20 ans que Marie-Claude Ponssart et Daniel Labourdette ont  créé l’Association « Echanges avec Dogondoutchi-Niger »!  Retraçons ces 20 ans de cheminements entre Dogondoutchi et Orsay.

Se connaitre, se reconnaître

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Depuis quatorze ans, la commune d’Orsay participe au programme « Lire pour le Plaisir » pour donner envie de lire le français aux élèves des 66 écoles primaires de Doutchi par la circulation de 66 malles de chacune 100 livres bien adaptés. La Commune  participe également à travers le comité de jumelage d’Orsay aux échanges de  correspondance, d’élève africain à élève français, trois fois par an entre cinq classes primaire de Doutchi et cinq classes primaires d’Orsay : Les jeunes d’ici et de là-bas découvrent des mondes totalement nouveaux pour eux.

Entreprendre

En 1996, la commune de Doutchi a souhaité assainir la ville par la construction de latrines : Les constructions de plus de 600 latrines en 12 ans ont été réalisées grâce au système de prêts mis en place par une mutuelle cautionnée à hauteur de 4000€ par notre Association.

Assainisement

Assainisement

En 2002, Doutchi a sollicité Orsay pour lutter contre les inondations de la ville pendant la courte mais violente saison des pluies. L’appui du Conseil Général de l’Essonne a permis de financer un ingénieur essonnien qui leur a appris à concevoir et réaliser les digues nécessaires en amont de la ville.

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En 2008 les 45 000 habitants des 32 villages de la commune devaient souvent faire 3 ou 4 kms pour accéder à l’eau potable.

quête de l'eau

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En 2016 tous ces villages ont leurs points d’eau grâce aux 103 puits et forages réalisés ou réhabilités par la Mairie de Dogondoutchi avec l’appui de l’Agence de l’Eau Seine Normandie (AESN) dans le cadre de la loi Santini Oudin, en liaison avec l’Association d’Orsay pour le suivi et le transfert des fonds (1 M€).

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De 2010 à 2012,  pour faire face au déficit alimentaire chronique, les Organisations paysannes ont passé leur production de mil, la céréale du Niger, de 400 à plus de 700 kg à l’hectare dans 180 champs pilotes (230ha), avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères et du CG91.

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En 2016, après deux ans d’études, l’Agence Française de Développement (AFD) a donné son soutien au dossier « Sécurité alimentaire à Dogondoutchi » pour développer le maraichage et pour poursuivre  les champs pilotes de céréales. Ce programme d’un montant de 861 000€ sur trois ans est financé à 42% par l’AFD, 42% par le gouvernement Nigérien, 11% par Agro Sans Frontière Suisse et 5% par notre Association.

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Coopération décentralisée, quels objectifs et quels moyens ?

Les actions décrites ci-dessus ressortent de ce qui est désigné par « Coopération décentralisée » entre collectivités locales, pour les distinguer des actions de coopérations d’État à État. Elles visent à mettre en contact direct les populations de pays différents par l’intermédiaire de responsables locaux en deux étapes :

– L’écoute et la mise en forme des besoins de nos partenaires se fait à l’occasion d’échanges culturels et de voyages sur place financés avec les moyens de notre Association, de la Commune (Comité de Jumelage) et du Département.

– Le montage de projets de développement plus ambitieux qui émergent des initiatives de nos partenaires nigériens mais dépassent nos capacités de financement : Nous faisons alors appel à des financeurs nationaux et internationaux (AESN, AFD, UE) qui ouvrent des possibilités de subventions importantes.  C’est ce que nous faisons à Dogondoutchi avec l’AESN depuis 2008 pour l’eau potable et avec l’AFD de 2016 à 2019 pour la sécurité alimentaire.

Ces investissements, centrés sur de vrais besoins et suivis sur plusieurs années par des coopérations locales, sont bénéfiques et pour le Niger et pour la France : par exemple, l’investissement du projet « Sécurité alimentaire à Dogondoutchi » développe la culture de la pomme de terre au profit du Niger, mais la Fédération des Coopératives Maraîchères du Niger achète toutes ses semences en Bretagne car elles ne peuvent pas être produites sur place.

De plus, ces investissements développent des emplois dans la production agricole locale, réduisant à la source les causes de l’immigration due à la famine qui guette ces pays.